Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Publié le 8 Octobre 2013 par Stiven

Pour beaucoup d’entre nous, écrire demeure un exercice fastidieux qui, outre le temps qu’il requiert, mobilise énormément d’énergie de notre part. Eh oui ! Ne devient pas écrivain qui veut, mais qui le désir ardemment. C’est pourquoi, avant de vous lancer soyez vrai avec vous-même. Posez-vous la question de savoir si vous voulez réellement le devenir ou, il s’agit simplement de prétendre que vous l’êtes. Soyez-en sûr, beaucoup déchantent après seulement une ou deux années de travail. Entre faire des virées en boîte de nuit ou passer des heures tout seul à imaginer des histoires qui n’intéresseront peut-être personne, le choix est souvent clair.

Quelques sacrifices à faire

Il est très important que vous compreniez que l’écriture reste d’abord et avant tout une activité de l’écrivain. Cela dit, une discipline de travail devrait nécessairement s’imposer si tant est qu’on veuille vraiment s’inscrire dans la durée et parvenir pourquoi pas, au panthéon des écrivains. Quelques sacrifices sont d’une absolue nécessité. Observez le footballeur, le tennisman, le peintre ou le musicien. Chacun pour sa part, dans la discipline qui est la sienne, passe la majeure partie de son temps à se parfaire, l’objectif étant de parvenir à la dextérité et ou la virtuosité.

J’ai particulièrement adoré le dernier Roland Garros. Il lui a fallu à Raphael Nadal de s’imposer une sévère discipline pour espérer gagner la compétition et ce, nonobstant le sérieux handicap qu’il traînait.

Beaucoup parmi nous sont ceux qui aspirent au succès et à la notoriété ; rêvent de faire les plateaux télé, signer des autographes et devenir des bestsellers à la moindre publication. Oui, c’est le rêve de tout écrivain qui se respecte. Mais rien n’arrive jamais par hasard. Bien au contraire, toutes ces choses ne sont que le fruit d’un travail constant, régulier et acharné. J’ai énormément d’admiration pour les boxeurs. Personne n’imagine les difficiles conditions de préparation (parfois odieuses) auxquelles ils s’astreignent pendant de nombreux mois avant de se présenter sur un ring, devant un adversaire (Faites-vous en une image en regardant Rocky 1, 2, 3,4 et 5 J ).

Si pour vous écrire est beaucoup plus qu’une passion, allez-y, consacrez-vous. Prenez du temps pour travailler votre style ; initiez des exercices littéraires qui vous fassent bucher l’orthographe grammaticale et d’usage, la conjugaison, les figures de styles…bref tout ce qui fait votre talon d’Achille quoi.

Si vous vous y consacrez deux heures par jour au minimum, c’est clair que même après un mois seulement vous ne serez plus le même.

Gardez toujours à l’esprit que rien, absolument rien ne vous échoira en partage sans que vous n’aurez mis du vôtre. Allez, bousculez-vous un peu !

Ce que vous devez savoir des maisons d’éditions

Les grandes maisons d’éditions ne prennent pas toujours le risque de publier de nouveaux auteurs, inconnus du public. Ce n’est plus à ce jour, une information pour personne. A dire vrai, on s’y est même accoutumé. Aussi, je ne pense pas qu’un refus devrait encore nous plonger dans d’interminables apitoiements, et encore moins nourrir en nous une rancœur inutile à l’égard des éditeurs classiques. Bien au contraire, il devrait suscité de la hargne, un acharnement au travail. A chaque fois que vous recevrez un de ces courriers souvent vides d’explications, consolez-vous en vous disant que l’humanité a bien failli passer à côté des chefs d’œuvres littéraires. Des œuvres de Jean Jacques Rousseau, Marcel Proust, et plus récemment encore, J.K Rowling.

Mais il faut tout de même que vous sachiez que parmi les tonnes de manuscrits rejetés chaque année, nombreux sont ceux qui brillent pour leur inconsistance, incohérence etc. il est souvent très exaspérant pour un éditeur de devoir lire un manuscrit truffé de fautes. Vous imaginez un peu ! C’est comme manger un poisson bourré de ses arrêtes. Cela vous gâche l’appétit et vous êtes très vite contraint d’abandonner. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles leurs auteurs ne reçoivent que des lettres creuses. C’est pourquoi, il est très important avant toute initiative, de s’affranchir de toutes ces imperfections qui n’entachent que très souvent nos manuscrits, à bien des égards.

Continuez de vous cultiver

Un écrivain est un savant et on ne saurait que trop insister sur la nécessité de se cultiver. Pour ma part, je dispose le plus claire de mon temps à la lecture. Oui, je lis de tout : œuvres de référence, de cuisine, d’art, d’histoire, de peinture…je me dis souvent que ces connaissances pourraient m’être utiles.

Sachez que plus votre culture s’étendra, mieux vos œuvres aussi s’enrichiront et vos lecteurs auront beaucoup plus de plaisir à vous lire. C’est la loi des semailles et des récoltes, ne vous y trompez surtout pas.

Si vous êtes un mordu du polar, allez-y, documentez-vous sur le fonctionnement du système judiciaire de votre pays. Lisez des bouquins qui traitent de médecine légale, de procédure pénale sans pourtant avoir suivi un cursus de juriste ou de médecin. Cette instruction vous enrichira et contribuera énormément à donner plus de profondeurs et de réalisme à vos œuvres. Et oui ! Même Flaubert l’a fait. Le gars a dû étudier des traités de médecine pour décrire les effets de l’arsenic lors de la scène du suicide dans Madame Bovary.

Retenez que si vous ne vous cultivez pas assez, vos productions littéraires demeureront superficielles et ne serviront qu’à orner les étagères des librairies : personne n’en voudra, même pour quedal.

Soyez persévérant

La voie qui mène à votre réalisation est parsemée d’embuches : autant vous le dire maintenant. Devenir auteur, c'est-à-dire parvenir au moins à publier une œuvre à compte d’éditeur est certes difficile, mais exister en tant qu’écrivain l’est encore plus. Parmi les milliers d’auteurs déjà publiés en France, une poignée seulement parvient à tirer son épingle du jeu et à vivre de sa plume. Si vous voulez en faire parti, il va falloir que vous bossiez avec acharnement. Votre objectif consistera non seulement à travailler la qualité de vos textes, mais aussi votre image. On n’y pense pas souvent mais même après une dizaine de livres de publiés vous pouvez malgré tout rester méconnu. Il faut du temps pour se faire une réputation et cela peut prendre des années. Rare sont ces écrivains qui séduisent le monde littéraire après seulement une ou deux œuvres de publiées. Et oui ! Se constituer un lectorat, avoir des fans et figurer dans la liste des records de vente relève du véritable parcours du combattant. Même Balzac a bien ramé dans ses débuts. Pour la petite histoire, il abandonnera ses études de droit pour écrire des romans d’aventures qui ne rencontreront presque pas de succès. Mais si pour vous l’écriture est un véritable sacerdoce, alors sachez rester zen, armez-vous de patience et ne vous arrêtez surtout pas de bosser. Investissez-vous à fond, libérez le génie qui sommeille en vous.

Par Stiven MAK.

Commenter cet article